Burkina : Le parlement recommande «un recrutement massif» de FDS pour contrer le terrorisme

2018/09/25 – L’Assemblée nationale a formulé  plusieurs  recommandations  à l’issue de sa 2e  session extraordinaire (convoquée le 12 septembre dernier sur la question sécuritaire) dont l’adoption d’un plan d’urgence de soutien aux armées, prenant en compte les motivations, les renseignements et un recrutement massif et rapide d’un contingent en 2018.

«Nous recommandons dans la mesures du possible, qu’on puisse faire un recrutement massif et une formation accélérée pour que  ces hommes et femmes qui seront recrutés, puissent aller défendre l’intégrité territoriale de notre pays» a indiqué le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé.

  1. Sakandé  a expliqué  que le Burkina Faso a des contingents qui sont engagés dans d’autres pays, mais «demander de faire revenir ces contingents immédiatement, peut poser un problème de diplomatie ou d’organisation au niveau de ces différentes entités».

Il a aussi  souligné que concernant la motivation, des mesures incitatives doivent être trouvées de façon à pouvoir  motiver  davantage ceux  qui sont  engagés sur les fronts ou même  dans les casernes.

Sur le renseignement le  parlement  insiste pour qu’on mette les moyens nécessaires, car dit-il, «un pays a beau avoir des moyens, si vous n’avez pas le bon renseignement au bon moment, tout ce que vous allez  entreprendre vous serez déçus».

Pour ce faire, il a invité les populations à collaborer avec  les Forces de défense et de sécurité (FDS).

Les 14 points de recommandations formulées par la représentation nationale ont porté entre autres, sur l’accélération de  l’application de la loi  portant statut  de pupille de la nation, l’accélération  de la relecture de la loi sur la politique nationale de défense et les reformes de l’armée.

Les députés ont aussi demandé l’application des dispositions de la loi de programmation militaire et le respect de la mise en œuvre effective  de la programmation budgétaire annuelle, le renforcement  du dispositif de défense et de sécurité le long des frontières  et la réintroduction de la formation militaire pour les jeunes.

Ils ont en outre souhaité, l’extension du Plan d’urgence (pour le Sahel) aux différentes zones touchées, l’opérationnalisation  de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM), des travaux  d’intérêt communs pour clôturer les brigades de gendarmerie et les commissariats de police.

Le président Sakandé a, par ailleurs, assuré  que l’Assemblée va  travailler avec le gouvernement afin  d’asseoir  «un petit comité gouvernement–Assemblée nationale pour suivre ces recommandations  urgentes».

AIB / Sahel-Elite

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