Burkina Faso : plusieurs membres des forces armées tués en moins de deux semaines dans des attaques armées

2018/08/29 – Au moins une quinzaine de militaires, gendarmes, policiers et douaniers ont été tués dans des attaques armées, en moins de deux semaines dans les régions du nord, de l’est et du sud du Burkina Faso.

Le Burkina Faso fait face à la montée du terrorisme sur son territoire depuis près de trois ans.

Les attaques contre les forces armées et les populations civiles qui s’étaient concentrées sur le nord, gagnent plusieurs autres parties du pays.

Ces attaques sont perpétrées par des individus armés non identifiés contre des postes de contrôle ou des embuscades à l’aide de mines artisanales. Plusieurs de ces attaques ne sont pas revendiquées.

Les assaillants utilisent également de plus en plus des engins explosifs improvisés sur les axes routiers.

Récemment, une équipe de gendarmerie a déclenché une mine à l’est du pays et a subi des tirs nourris d’armes automatiques pour un bilan de six morts.

C’est dans cette même région qu’au moins six autres gendarmes et militaires ont été tués ce mardi par l’explosion d’une mine, alors qu’ils partaient en renfort après l’attaque d’un poste.

En fin de semaine, un militaire burkinabè a été tué dans une opération de déminage sur l’axe Tongomayel-Inata, dans le nord du Burkina Faso.

Un policier et un douanier ont été tués en 24 heures en début de semaine dernière.

Fin juillet, deux villageois ont été tués par des individus armés non identifiés dans le village de Kpendima, dans l’est du pays.

« Les forces de défense et de sécurité doivent vraiment redoubler de vigilance en ce qui concerne ces engins explosifs car l’ennemi sait qu’après l’attaque il y aura un renfort. En réalité les premières attaques sont comme un appât », a confié à l’agence Xinhua un officier militaire.

Selon lui, l’armée doit privilégier les moyens aériens pour porter main forte en cas d’attaque. « Cela coûte cher. Mais il faut savoir que la sécurité n’a pas de prix », a-t-il dit.

Depuis le 8 juillet, les unités du Groupement des forces anti-terroristes (GFAT) du Burkina Faso ont détruit, dans le nord, des « bases terroristes » et interpellé une centaine d’individus suspects dont 60 ont été transférés aux services d’investigation.

Xinhua /Sahel-Elite Photo utilisée juste à titre d’illustration

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