Burkina/Terrorisme – Opération anti-terroriste à #Rayongo : « Qui a diffusé les images de l’intérieur de la villa ? »

2018/05/24 – Les images des assaillants tués hier à Rayongo et de leur arsenal de guerre retrouvé dans la villa dans laquelle ils s’étaient retranchés ont fait le tour des réseaux sociaux, alors même que les équipes de la police scientifique et du génie militaire n’avaient pas fini leur « job » sur les lieux de l’affrontement et que les riverains et badauds étaient gardés à distance derrière le périmètre de sécurité. Comment ces images ont-elles atterri sur le net ? Cette question a été posée au ministre de la Sécurité, mardi, au cours de son point de presse sur le bilan de la riposte.« Vous posez une question qui m’embête un peu », a lâché Clément Sawadogo, qui reconnaît qu’il s’agit là d’une question « très complexe ». « A priori, on ne peut pas accréditer la thèse selon laquelle ce sont nos propres éléments, dans l’action, qui ont filmé la scène et qui ont balancé les images sur les réseaux sociaux. Comme nous vous l’avons dit, il y avait aussi des civils dans les environs. Et vous savez aussi que les moyens en la matière sont de plus en plus perfectionnés. Quelquefois, même de loin, on peut arriver à filmer des choses. Donc il est difficile de dire d’où sont parties ces images », a laissé entendre Clément Sawadogo.
« Toutefois, comme vous êtes des professionnels de la communication, si vous-mêmes vous arrivez à savoir de qui c’est parti, s’il vous plaît, signalez-nous. Si c’est un de nos éléments des forces de défense et de sécurité, naturellement l’élément sera sanctionné en conseil de discipline parce que cela est interdit. Un professionnel ne peut pas se livrer à ce type d’agissement-là », a poursuivi le ministre de la Sécurité.
Même si le patron de la Sécurité intérieure a souhaité une collaboration des journalistes pour démasquer l’individu ou le groupe qui se cache derrière la diffusion des images, où l’on voit les trois corps des assaillants, les cantines d’armes et de vêtements militaires (burkinabè et françaises), il a laissé entendre que les limiers joueront également leur partition. « Aidez-nous. Nous aussi, nous allons chercher. Mais si vous arrivez avant nous, communiquez-nous sous cape les informations sur l’origine, car comme vous le savez, ce n’est toujours pas évident », a-t-il conclu.

Le FasoNet
Sahel-Elite

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