Les économies africaines sont très vulnérables face aux attaques cybernétiques, selon des experts

2018/03/30 – Des experts en technologies de l’information et des communications (TIC) ont averti jeudi que les économies africaines sont plus à risque d’être la cible de cyberattaques en raison du manque d’expertise pour enrayer ces attaques sophistiquées.Cet avertissement a été lancé lors d’une table ronde pendant le sommet Cloud et Sécurité organisé à Kigali, capitale du Rwanda. Ce forum régional de deux jours a porté sur le rôle de la cybersécurité au cœur des innovations commerciales dans la région. Il a également servi de plateforme permettant aux grands esprits de la transformation numérique de stimuler la croissance économique dans la région, selon les organisateurs.

« Comme davantage de gens ont accès à internet en Afrique, les gouvernements et les entreprises accroissent leur présence en ligne, mais il y a moins d’expertise pour sécuriser les données vitales des gouvernements et des entreprises face aux cyberattaques », s’est inquiété Michael Tumusiime, ingénieur en sécurité senior pour l’Afrique orientale de la société Check Point Software Technologies.

Il a ajouté que la plupart des pays africains avaient du mal à faire face à la cybercriminalité, certains n’ayant pas le budget adéquat et ne formant pas leurs personnels à la cybersécurité. D’après le rapport 2018 du Forum économique mondial (FEM) sur les risques mondiaux, les cyberattaques sont désormais considérées comme la troisième menace mondiale la plus sérieuse derrière les conditions climatiques extrêmes et les catastrophes naturelles.

« La cybersécurité constitue une source d’inquiétude croissante pour les organisations africaines car les technologies évoluent. Les économies africaines ne sont pas encore prêtes à contenir ces attaques », a noté Innocent Muhizi, PDG de l’Autorité de la société de l’information du Rwanda (RISA).

Il a estimé que les cyberattaques pourraient paralyser des économies, des entreprises et des sociétés en cas d’absence de collaboration et de puissants mécanismes de défense pour éviter les menaces.

La cybercriminalité coûte actuellement 500 milliards de dollars par an à l’économie mondiale et ce chiffre continue de grimper, d’après le FEM.

Le marché africain regorge de hackers qui développent constamment de nouvelles techniques pour accéder à des données de valeur, voler des institutions financières et faire chanter des gouvernements et des entreprises, a indiqué Kunle Awosika, directeur de Microsoft au Kenya.

« Les économies africaines doivent investir massivement dans la lutte contre la cybercriminalité. Une action urgente est nécessaire pour créer un environnement opératoire sûr permettant aux économies numériques de prospérer », a-t-il ajouté.

D’après l’Indice mondial 2017 sur la cybersécurité établi par l’Union internationale des télécommunications (UIT), le niveau d’engagement en faveur de la cybersécurité en Afrique est le plus bas comparé aux autres continents. Seuls l’île Maurice et l’Egypte font preuve d’un engagement élevé dans la lutte contre la cybercriminalité, selon l’UIT.

Le sommet de Kigali a réuni plus de 100 participants, dont des experts des technologies et de la cybersécurité, des responsables gouvernementaux et des représentants du secteur privé d’Afrique de l’Est et d’ailleurs.

Source: Xinhua

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