Burkina – Rapport 2017-2018 Amnesty international : Les Koglewéogo mis à l’index #sécurité

2018/02/25 – Amnesty international a rendu public son rapport 2017-2018 sur la situation des droits humains dans le monde. C’était ce jeudi 22 février 2018, au cours d’une conférence de presse.

« Alors que nous entamons l’année du 70ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme, il est on ne peut plus clair, que personne parmi nous ne peut considérer un seul de ses droits fondamentaux comme acquis » a campé Shalil Shetty, Secrétaire général d’Amnesty international dans son avant-propos. Alors, que retenir du présent rapport qui décrit la situation des droits de l’homme dans 159 pays ?

« Tout au long de l’année 2017, des millions d’hommes et de femmes à travers la planète, ont pu goûter les fruits amers de politiques de diabolisation de plus en plus virulentes (…) ». Dans ses premières lignes, le rapport pointe du doigt la « terrible campagne militaire de nettoyage ethnique » menée contre les Rohingas du Myanmar, qui a entrainé l’exode d’environ 655 000 personnes vers le Bangladesh.
Dans les régions Amérique- Asie-Pacifique –Europe, il est à noter que les discriminations et la stigmatisation visant des minorités restent monnaie courante, des groupes entiers de la population se retrouvant victimes de harcèlement et de violences. A ce propos, si les Etats n’ont guère progressé dans la protection des droits des femmes et des filles, ainsi que des lesbiennes, des gays et des personnes LGBTI, Yves Boukari Traoré, le directeur d’Amnesty international Burkina Faso soutient qu’il ne s’agit pas de faire l’apologie de certaines pratiques rejetées par les populations, mais de respecter les droits de ces derniers en tant que personne humaine.

Par ailleurs, aux Etats-Unis, les décrets présidentiels interdisant l’entrée des ressortissants de plusieurs pays à majorité musulmane ont donné lieu à des recours en justice tout au long de l’année. En Turquie, le rapport relève que de nouvelles violations des droits humains ont été commises dans le contexte du maintien de l’état d’urgence. Néanmoins, pendant ce temps, les appels au respect et à la protection des droits humains dans la région Asie-Pacifique se sont multipliés, portés de plus en plus par des jeunes, se présentant comme source de progrès et d’espoir. Dans la même dynamique, dans la plupart des pays, des améliorations symboliques ont été apportées à la législation relative aux réparations dues aux victimes de violences sexuelles commises en temps de guerre.

En Afrique…

Christian Ouédraogo, le coordonnateur campagnes et actions d’ Amnesty international rapporte que la situation des droits humains s’est caractérisée par une violente répression des manifestations pacifiques et des attaques concertées visant les opposants politiques, les défenseurs des droits humains, les journalistes et les organisations de la société civile. A titre d’illustration, au Togo, au moins 10 personnes, dont 3 enfants et deux membres des forces armées ont été tuées lors des opérations de répression menées par les forces de sécurité. « De façon générale, l’on retient que malheureusement, les alertes que nous avions portées l’année dernière se sont avérées. Il y a plus de personnes qui sont molestées, frappées, il y a beaucoup plus de journalistes qu’on emprisonne, qu’on torture » a déploré Yves Boukari Traoré, soulignant que son institution entend poursuivre sa mission de dénonciation, en l’occurrence cette haine qu’on sent toujours dans le discours du politique qui tant à rejeter la faute sur l’autre. En outre, poursuit Christian Ouédraogo, la stagnation des initiatives politiques destinées à résoudre les conflits de longue date n’a fait qu’aggraver les violences dont les civils étaient continuellement impunis.

Encore les Koglewéogo….

Si au Burkina, les défenseurs des droits de l’homme fondent leur espoir sur le projet de constitution qui devrait permettre de renforcer la protection des droits humains, le rapport fait état de conditions carcérales déplorables, de taux de mortalité maternelle, de mariages précoces et forcés élevés et d’exactions commises par les groupes d’autodéfense. « Les Kogleweogo, milices d’autodéfense (…) ont encore commis des atteintes aux droits humains (…) bien que le ministre de la justice se soit engagé en décembre 2016 à réguler leurs activités » peut-on lire dans le présent rapport. Et le directeur d’Amnesty international Burkina Faso d’interpeller les autorités sur la nécessité de conformer les actions de ces derniers au respect des droits humains, soulignant que : ‘’ le terme milice que nous avons utilisé dans le rapport semble ne pas faire l’unanimité et nous en sommes bien heureux. C’est une façon pour nous de mettre la barre très haute, afin de réveiller les consciences’’. De la torture et des conditions de détention des prisonniers, il ressort du rapport que de nombreuses prisons burkinabè sont surpeuplées. Avec une capacité de 600 détenus, la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou ( MACO), a enregistré 1900 détenus.

Source: La Fasonet

Auteur : Sahel-Elite | Sécurité privée

Société de sécurité privée créée et basée à Bamako (Mali). Nous travaillons en partenariat avec la société privée américaine Captive Audience dans les domaines sécuritaire, renseignement, formation et autres.

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